La terre et le pays

janvier 11, 2009

groupe

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C’est l’histoire d’un pays, qui croyait qu’il existait. Un pays, qui se sentait spécial, et il disait : « Je suis un des plus dynamique, je suis un des plus beau et un des plus culturels. En plus, je suis un des plus riches pays de la terre. »

Parfois on ne l’entendait pas trop parler, mais il n’en pensait pas moins.

Il pensait qu’il existait vraiment, alors il se mettait à exister pour de vrai. Parfois il y avait des menaces à son existence, alors il se mettait en tête de combattre ces menaces. Il avait un instinct de survie assez développé, peut-être même un peu plus que les autres.

Un jour, la terre vint le voir et lui dit : « On m’a dit qu’il existait un pays ici, serais-ce toi ? »

Ce à quoi le pays répondit : « évidemment que c’est moi, fais-tu exprès de ne pas me reconnaître ? Tu aurais dû m’ammener des cadeaux et me saluer bien bas, et voilà que tu fais semblant de ne pas me connaître ». Il était piqué au vif.

Mais la terre lui répondit : « Si tu es un pays, dis moi quand es-tu né, où tu vas ? et de quoi es-tu fais ? »

La pays ne se laissa pas démonter. Il répondit : « Je suis né il y a quelques siècles, dans un parlement d’hommes, et je suis fait d’hommes, et de limites géographiques. Par contre, je ne sais pas exactement où je vais. »

La terre se mit à rire. « Tu es donc une invention des hommes ? Et tes limites sont géographiques. Les fleuves, les montagnes, les lignes imaginaires dans les plaines, tout ça c’est très subjectif pour dire que tu existes mon petit pays. Cependant, si tu dis que tu existes, alors c’est que cela doit être vrai. Je te crois. »

Elle continua : « Sais-tu que les limites géographiques sont toutes tracées sur moi ? Sur la terre, oui. J’ai aussi beaucoup d’espèces animales chez moi, les hommes en font partie, mais ce ne sont pas les plus nombreux, ni même les plus lourds. Je crois que les hommes t’ont créé et que tu n’existes que tant que tu seras dans leur tête. Alors je crois que tu es une pensée mon cher ami le pays. »

Le pays fut outré d’entendre une telle remarque : « Comment oses-tu dire que je ne suis qu’une pensée ? J’existe, et j’ai bel et bien des frontières tu sais ! »

La terre sourit: « Mais les pensées font partie de la réalité mon cher. Je n’ai pas dit que tu n’existait pas, j’ai juste dit que tu vivais dans la pensée des hommes. Ca ne t’empêche pas d’être bien réel. »

« S’il n’y avait pas la pensée des hommes, tu serais beaucoup plus calme et naturel, mais tu ne saurais pas que tu existes. Tu serais juste une partie de moi la terre, et un grand calme t’entourerait. Tu appartiendrais à la fois à la matière de la terre pour tes limites géographiques, et au champs de l’infini non-créé pour la réalité de ton existence en tant que pensée. »

« Maintenant, j’aurais une dernière question pour toi » continua la terre : « Pourquoi est-ce que tu existes? »

Le pays ne sut quoi répondre. Il se hasarda tout de même : « eh bien, j’existe…j’existe…parce que c’est comme ça. Et puis les hommes me défendent, et parfois, ils me défendent fermement contre les autres pays qui peuvent me menacer. S’ils me défendent ainsi, c’est que je dois être important. »

« Merci de ta réponse » répondit la terre. « Je crois que les hommes t’ont créé exactement à leur image. Tu sais, ils ont eux aussi une existence qui n’est réelle que dans la pensée. »

« Ah non, eux, ils existent pour de vrai, regarde, ils ont des bras, des jambes, une tête, c’est facilement reconnaissable ».

La terre sourit encore une fois : « ces bras et ces jambes dont tu parles sont exactement comme tes frontières : ils sont fait de la matière qui me compose. Il s’agit de terre, changée et assemblée en forme d’humain pour un moment, mais ils font partie de moi, exactement comme toi. Les hommes n’ont une personnalité que parce qu’il pensent en avoir une. Dès qu’ils s’arrêteront de croire en leur existence indépendant, ils verront qu’ils ne sont qu’une partie de moi.

En fait, continua-t-elle, je vais te dire un secret. Ce n’est pas vraiment eux qui pensent qu’ils ont une personnalité. C’est autre chose, qui en eux, pensent être individuel, plutôt que de voir qu’il ne sont que des morceaux de terre. Ce n’est pas leur âme qui vit en eux, c’est juste quelque chose d’autre qui fait semblant d’être 6 milliards d’hommes séparés. Cet autre chose d’ailleurs, fait aussi semblant d’être moi-même, la terre, et toi-même, le pays. Cet autre chose est un grand rêveur qui danse sous des milliards de formes différentes, et qui fait semblant d’être toutes ces formes à la fois. Moi la terre, toi le pays, eux les hommes, nous n’existont que parce que ce grand rêveur pense que nous existont. C’est un rêve infini qui invente toutes sortes de possibilités pour vivre sous des tas de formes différentes. C’est une Conscience qui fait, voit et EST tout. On existe tant que l’on est créé, et on n’est pas vraiment individuel, ni toi, ni moi, ni les hommes. C’est juste ce grand rêve qui parle à travers ma bouche et écoute à travers tes oreilles. »

Le pays resta bouche bée. Ne sachant quoi répondre, il s’énerva : « tu racontes n’importe quoi. Les autorités qui me composent devraient agir pour te tenir à l’oeil, car je vois que pour une terre, tu n’as pas vraiment les pieds sur terre, c’est le comble! Où va-t-on ?  »

La terre ne répondit rien. Elle se contenta de sourire.

Histoire Rapide

juillet 20, 2008

Thème : La pluie

Durée : 15 mn d’écriture chrono

Style : impro totale

Je me souviens bien d’un jour où quelque chose de fantastique m’est arrivé. C’était un jour pluvieux, très pluvieux. Ce jour là j’étais chez mes grands parents, et dans la veranda, on entendait crépiter la pluie sur le toit en plastique.

A l’intérieur, il faisait bon. Grand mère a passé presque tout l’après midi à faire de la couture au chaud dans la veranda, à écouter la pluie tomber.

Ce jour là pour moi était un jour d’ennui. J’étais tout seul avec mes deux grands parents, et disons le clairement, je n’avais rien à faire pour m’occuper.

Ne tenant plus en place, j’ai donc décidé de partir marcher dehors, malgré la pluie. J’avais envie d’air frais, pour bien aérer mon cerveau. Je suis sorti sans imperméable ni manteau. Juste avec un tee shirt à manche longues. J’avais envie d’être tout mouillé pour pouvoir ensuite rentrer et prendre une douche bien chaude et avoir l’esprit clair. Comme si l’eau allait nettoyer la brume qui épaississait un peu mon cerveau.

C’est pendant cette balade que quelque chose de fantastique m’est arrivé. Je ne sais pourtant pas si j’en garde un bon souvenir ou pas. C’était juste quelque chose d’inhabituel, qui ne m’est arrivé qu’une fois dans ma vie et dont je n’ai jamais entendu parler avant.

Je me suis évanoui, pendant ma balade dehors.

Certains diront que c’est parce que je n’avais pas beaucoup mangé ce jour là, et que j’ai fait une crise d’hypoglycémie. Moi je pense que c’était autre chose. Je devais m’évanouir. Ca m’a permis de voir ce que j’ai vu ce jour là.

Je ne me souviens pas comment je suis tombé, ni pourquoi, ni à quel moment.

Je me souviens par contre très bien du rêve qu’il m’a été donné d’avoir pendant cet état d’évanouissement. C’est comme si j’avais été transporté dans un autre monde. Un rêve très agréable. Une voix est venue me parler, et m’a expliqué ce que je devais faire de ma vie pour suivre le but que je m’étais fixé avant de venir dans ce monde.

Cette voix, forte, m’a dit quelque chose que je n’oublierai jamais. « Aide, Aide, Aide, tu es là pour aider les autres, c’est ce que tu as toi même choisi. Ne t’en souviens-tu pas ? »

Évidemment que je ne m’en souvenais pas. Je ne me souvenait pas du tout d’avoir choisi des trucs avant d’être né, pour la simple et bonne raison que je n’étais pas né. C’est ce que j’ai voulu lui répondre à cette voix, mais je n’ai rien dit, car sur le moment ça aurait semblé un peu futile.

Au lieu de cela, je lui ai posé quelques questions, pour en savoir plus. J’étais curieux et me souviens clairement avoir eu une soif de détails sur ce soi disant choix que j’avais effectué.

Ensuite, je me suis réveillé, j’étais tout mouillé, il pleuvait encore. Je suis rentré chez mes grands parents, j’ai pris une bonne douche, et je me suis fait chauffer un bon thé.

Je ne leur ai pas dit que je m’étais évanoui, pour ne pas les affoler. Ensuite, la vie a continué normalement. Je ne repense que très rarement à cet épisode. Cependant, les jours de pluie où l’on ne voit pas le soleil de la journée, cette voix me reviens parfois en mémoire. Voilà.

TEmps écoulé : 15 mn pile.

Just no-thing

mars 21, 2008

I love the world but I love myself as well. Yet I destruct myself, and sometimes the world as well. Why is it that these acts are performed by my hands?

What is the shame that I want to keep secret ? Oh Love of the Universe, I love your creation but I destruct it by my ignorance.

I long my deep home, still and peacefull, blissful and infinite.

Am i speaking from a voice that I don’t understand and that leads me to the wrong direction? Does a wrong direction exist? Are all the keys in my hands already?

O Universe I feel there is still something infinite that I haven’t felt yet, that I have yet to see. Which are the mysteries so deep that they are here already and I don’t see them ?

This is still unclear. Where should I find my answers, are they all in my questions ?

Oh full bliss of Oneness, I know for a few seconds what it is like to be you. I lost my small self in you, and was given infinity. Yet I know this is just the beggining, and I’m longing for total acceptance. You are me, and yet I am just an insignificant part of you.

Help me not to get misleaded by your greatness and take it for mine, as I am just but an insignificantly small part of you, and in me there is such greatness given by you that it’s almost too much of a responsibility.

Le dilemne

janvier 15, 2008

Daniel

Daniel était un garçon plutôt solitaire. Il aimait pourtant la compagnie des autres, mais il restait le plus souvent seul car être avec ses semblables le fatiguait. Cela le vidait de son énergie au point de le laisser complètement amorphe après seulement quelques heures à fréquenter d’autres personnes. Il aimait vraiment et sincèrement les gens, tous les gens, sans jamais les juger ni les distinguer, mais il était si sensible aux émotions et aux flux d’énergies des autres que les fréquenter relevait d’un très grand effort tant mental que physique. Daniel avait un don pour comprendre exactement ce que les gens voulaient dire, ce qu’ils ressentaient, ce qu’ils exprimaientt quand ils ne parlaient qu’à demi-mot. Il avait en somme une trop grande capacité à éprouver de l’empathie pour rester longtemps au contact des autres humains.

Daniel était très souriant, et très optimiste. Un optimiste solitaire, qui aime les gens mais qui se fatigue très vite à leur contact : comme tout le monde, Daniel était habité d’une personnalité remplie de paradoxes.

Il aimait rester seul à réfléchir, à se poser des questions sur la vie, sur les gens, sur ce qu’il voudrait faire de lui plus tard. Pour le moment, il était encore en stage de fin d’études, dans une entreprise employant des ingénieurs. Il participait à un programme de tests de la résistance de matériaux destinés à être employés dans des missions spaciales. Lui même était déjà un ingénieur prometteur, mais il n’était pas encore sûr de vouloir consacrer sa carrière à cette activité.

Daniel Pense Mais N’Agit Pas

Enfin et surtout, Daniel avait une passion. Il aimait les fleurs. Un sujet pourtant tout simple, mais qui l’intriguait, le passionnait, l’attirait énormément. Il était d’autant plus intrigué qu’il n’osait jamais aller cueillir des fleurs dans les champs, ou dans les jardins, persuadé qu’un garçon ne devait pas se passionner pour ce genre de choses, et que l’on se moquerait de lui s’il affirmait son intérêt pour les fleurs.

Par dessus tout, il était presque amoureux des fleurs de montagnes, celles qui sont très rares et que l’on ne trouve quasiment jamais. Celles qui ne poussent que quelques jours par an dans des coins très précis et qu’il faut connaitre, en fonction des conditions climatiques et topologiques. En particulier, il rêvait de voir un jour cette fleur qu’il avait découvert dans un livre à la bibliothèque. Cette fleur toute particulière, c’était la fleurosa amirosa, probablement la plus rare fleur des montagnes. Celle-ci n’avait été vue que par très peu de gens, probablement moins d’une dizaine au cours du dernier siècle. Certains spécialistes doutaient même de sa réelle existence.

Et pourtant, Daniel n’avait encore vu aucune de ces fleurs ailleurs que dans des livres. Il ne les avait même pas senti en vrai. Il y pensait très souvent, mais n’osait jamais prendre sa voiture pour un week-end à la montagne à la recherche de ces fleurs rares.
Il voulait simplement les observer, les sentir, les connaître au moins une fois, et enfin les photographier pour en garder le souvenir.

Dans les périodes où Daniel se laissait trop aller à penser aux fleurs, il se rendait compte qu’il n’aimait pas réellement son travail, ni la situation exacte de sa vie à ce moment précis. Penser aux fleurs lui enlevait de sa confiance en lui, car elles faisaient partie d’un monde différent du sien, et cela introduisait en lui le doute. Cependant, il continuait à acheter des livres sur la flore de montagne et à se documenter sur ce sujet. Il lut de plus en plus, et au fil du temps, il devint un réel expert dans la connaissance de ces fleurs. Il savait le nom de chacun d’entre elles, il s’avait à quelle époque chacune d’entre elles poussait, et comprennait les préférences de chacune des espèces en matière de climat, de température, de saison. Il savait que chaque famille de fleurs poussait en certains types d’endroits bien précis.

Première Sortie : Daniel Passe à l’Action

Un jour, il décida de finalement aller à la montagne pour de vrai. Cela lui sembla un effort émotionnel énorme, il avait peur de regard des autres, mais la pression de sa passion était trop forte, alors il y alla en secret. Personne ne sut que ce jour là il était parti à la montagne. Il conduisit pendant plusieurs heures pour arriver à l’endroit qui lui paraissait le plus approprié pour trouver des fleurs.

Il fut extrêmement content de marcher enfin dans la montagne. Cependant, il se rendit vite compte que ce qu’il avait appris dans les livres ne lui permettrait pas de trouver aussi vite les fleurs qu’il cherchait. La réalité décrite dans les livres est souvent très différente de la réalité telle que l’on en fait l’expérience. La montagne telle qu’elle est vraiment, il ne la connaissait pas. Il avait certes lu beaucoup, et se sentait donc capable de discerner toutes les particularités de cet environnement, mais en réalité il s’aperçut que tout restait à découvrir. C’était seulement la première fois qu’il se rendait pour de vrai à la montagne !
Il marcha pendant plusieurs heures, absolument émerveillé par le spectacle qui s’offrait à tous ses sens.

Il chercha des fleurs rares, mais il n’en trouva aucune. Il devait pour cela escalader les versant exposés de la montagne, ceux qui lui permettraient d’accéder aux fleurs qu’il cherchait. Il tenta de s’approcher de l’endroit qu’il pensait adéquat pour que les fleurs poussent, mais il n’y arriva pas. Il fut trop fatigué avant d’y arriver.
Un peu déçu, mais encore émerveillé par son excursion, il rentra chez lui lorsque la nuit fut tombée, et n’arriva que bien plus tard encore, après de longues heures à conduire pour le retour.

Cette excursion hanta son esprit pendant toute la semaine suivante. Il lui tardait de retourner à la montagne. A son stage, il était comme ailleurs, comme s’il n’était pas vraiment présent pendant son travail. Il y avait comme quelque chose de bizarre quand son maitre de stage le rappelait à l’ordre pour qu’il reste productif. Il ne se sentait plus appartenir au monde de cette entreprise où il effectuait patiemment son stage.

Deuxième et Enième Sorties

Dès que vint le prochain week end, il reparti aussitôt. En fait, il avait préparé cette sortie depuis le début de la semaine. Il se leva tôt cette fois-ci, et se rendit à un endroit plus proche du versant qui l’intéressait. Il monta sur ce versant de la montagne, transpira pendant plusieurs heures pour parvenir suffisament haut, et finalement, découvrit ce fameux lieu censé regorger de fleurs rares. Seulement il n’en trouva pas une seule. Il fut assez déçu. Il s’attendait tellement à trouver ces fleurs qu’il n’avait pas envisagé qu’elles puissent ne pas être présentes.
Cependant, lorsqu’il rentra, il réfléchit et se rendit compte qu’il avait adoré cette journée passée à chercher des fleurs qu’il n’avait pas trouvé. Il adorait la montagne, l’air frais, les couleurs, les visions, il adorait ce monde de la montagne.

Il s’était trouvé une nouvelle passion, la recherche de la fleur rare, la fleurosa amirosa. Quand il gardait ce moint de mire dans sa tête, il devenait heureux. Certes cela se passait au détriment de sa concentration au travail, mais cela le rendait très heureux. Il vivait vraiment lorsqu’il cherchait cette fleur si rare qu’il n’avait jamais vu.

Au fur et à mesure de ses sorties, qui occupaient désormais presque tous ses week end, il devenait de plus en plus habitué aux particularités de l’environnement dans lequel vivaient ses fleurs adorées. Il commençait aussi à découvrir quelques fleurs rares, celles qui sont les plus faciles à trouver. Peu à peu, en recoupant sa connaissance de la montagne et ses lectures, il devenait un expert de la flore de montagne.
Certes, ses amis ne savaient pas où Daniel passait tous ses week ends, et il inventait à chaque fois des excuses différentes pour justifier de son absence. Certains de ses amis lui paraissait beaucoup moins intéressants maintenant qu’il s’était trouvé une passion, et une quête, celle de la fleura amirosa. Il ne savait pas trop s’il devait leur expliquer qu’il cherchait des fleurs et que par conséquent, il n’avait pas envie d’aller boire de la bière ou jouer au football avec eux.

Fleura Amirosa

Et puis lors de l’une de ses sorties, seulement quelques mois après avoir commencé à chercher des fleurs pour la première fois dans la montagne, alors qu’il n’avait trouvé que très peu de fleurs rares, il la vit, la fleurosa amirosa. Elle était la, toute simple, l’attendant, et montrant toute sa beauté.
Daniel était épaté. Avait-il appris aussi vite à connaitre les fleurs qu’il avait trouvé la plus rares de toutes aussi vite? Il était fou de joie, et émerveillé. C’était donc aussi facile que cela? Daniel était probablement l’une des seules personnes au monde à avoir vu cette fleur ces dix dernières années. Pourtant cela ne faisait aucun doute, c’était bien de la fleurosa amirosa qu’il s’agissait.
Il la regarda longuement, la senti, puis la pris en photo de nombreuses fois. Il nota bien l’endroit où cette fleur poussait pour revenir plus tard. Il savait que cette fleur ne vivait que quelque jours, mais il savait aussi que cet endroit devait être propice à l’éclosion de ces fleurs puisque l’une d’entre elles était là.

Daniel rentra chez lui dans un état second. Il avait réalisé son rêve. Il avait tellement aimé voir la montagne et chercher des fleurs. Celle ci était unique, et merveilleuse. Il savait maintenant qu’il risquait de ne pas trouver de fleur aussi belle et aussi rare de toute sa vie, eusse-t-il dû en chercher tous les week ends jusqu’à ce que ses jambes soient trop vieilles pour le porter.

Le Dilemne

Un dilemne se posait maintenant à lui. Il avait eu un rêve. Ce rêve s’était manifesté dans la réalité. Au cours de la réalisation de ce rêve, il s’était découvert une passion, la recherche des fleurs.
Maintenant que choisirait-il de faire ? Continuer à chercher des fleurs sachant qu’il n’en trouverait pas d’aussi belle, mais sachant aussi qu’il avait maintenant suffisament de connaissance de la montagne pour trouver d’autres fleurs assez facilement, ou passer à autre chose et commencer un nouveau chapitre de sa vie?
Est-ce que parce qu’il avait trouvé une si belle fleur aussi rapidement, il devait abandonner sa quête des fleurs et passer à autre chose aussi vite ?
En revanche, s’il décidait de continuer à chercher des fleurs, il savait qu’il risquait de ne pas en trouver d’aussi belle que celle qu’il avait déjà trouvé. Ainsi, sa quête ne serait-elle pas plus fade ?

Tel était maintenant le dilemne de Daniel. Le dilemne du séducteur.

Je viens de découvrir un mécanisme très important dans le processus de l’écriture. C’est tout simplement qu’il est crucial de séparer la phase d’écriture de celle de la correction, mise en forme et revue des répétitions.

J’ai lu ça dans un livre vu à la bibliothèque, qui m’est plus ou moins tombé dessus d’ailleurs. L’auteur expliquait que cette règle était La règle d’or du processus de l’écriture.

Il faut séparer ces deux phases dans l’écriture car elles ne font pas appel aux mêmes parties du cerveau :
L’écriture elle même, acte de création, fait appel au cerveau droit, tandis que la correction, la mise en page, le fait de vérifier que tout soit logique et cohérent, ….fait appel au cerveau gauche, celui de la logique et de la cohérence.

C’est pourtant simple mais à mon niveau c’est une vraie découverte  d’avoir appris ça car je trouvais jusqu’à maintenant très pénible d’écrire et de me bloquer constament pour regarder que ce que je mette soit cohérent logique et/ou bien écrit. Je perdais énormément de temps à me relire au fur et à mesure des phrase que j’écrivais. En fait, je réalise que cela bloquait complètement mon flot de créativié génré par mon cerveau droit.
Je me souviens pourtant d’avoir fait l’expérience parfois de laisser couler mon écriture sans me soucier de vérifier que ce que j’écrive soit cohérent, juste en laissant le flow sortir. Je me souviens que j’avais beaucoup apprécié ces moments où je n’opposais pas de résistance à ce qui sortait. Maintenant je peux tout le temps faire pareil et donc j’apprécie beaucop plus l’écriture !! En quelque sorte, il faut laisser libre cours à sa créativité sans essayer de trop la diriger.

Après avoir rédigé le texte biensûr, il faut le relire, le mettre en place, le corriger, enlever les répétitions etc. Mais en fait, c’est très facile de le faire une fois que l’on a un texte entièrement écrit.

Au final c’est presque comme si le texte était écrit par deux personnes différentes. L’une qui a la créativité facile, qui laisse le flow couler, et l’autre, carrée, droite, qui vient mettre tout ça en place. Seulement ces deux personnes n’agissent pas en même temps mais l’une après l’autre. Voilà un secret tout simple qui, une fois appliqué, devrait me permettre d’augmenter beaucoup ma productivité.
C’est génial, du coup j’ai beaucoup plus envie d’écrire ces temps ci…C’est devenu bien plus agréable.

La Liberté

janvier 8, 2008

Qu’est-ce que la liberté?

La liberté c’est Etre, Ici.

Que voulez vous dire?

Tu es la liberté, tout ce qui est en toi fait partie de ta liberté, c’est pourquoi, tu dois être toi entièrement, à 100%, maintenant. Seulement quand tu es toi, libre de toute influence extérieure, tu es libre.

Comment être moi? Il y a plein de choses que je ne dit pas, on garde tous une partie de soi-même secrète que l’on ne révèle pas forcément aux autres.

En effet, tout le monde garde ses propres secrets. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit quand je dit sois toi. Etre toi c’est exprimer tout ce que tu es porté à exprimer, au moment même ou tu veux l’exprimer. C’est ne ressentir aucun blocage d’aucune sorte, c’est être réconcilié avec Toi.

Tu décides de tout dans ta vie, et lorsque tu as réalisé que personne ne peut avoir d’influence sur toi, alors le premier pas vers la liberté est accompli.

Mais il y a pourtant des gens qui ont de l’influence sur moi. Comment peut-on dire que personne ne m’influence?

Personne ne t’influence. Toi tu crois que certaines personnes t’influencent, alors c’est ce que tu constates dans ta vie.

En réalité, tu es la seule personne qui décide de ton état d’esprit et de tes actions. Tu penses que certaines personnes ont de l’influence sur toi, mais en réalité, il s’agit d’une réaction que TU as en réponse aux intéractions avec ces personnes. C’est toi qui réagit de façon à te faire influencer, et c’est donc toi qui te changes lorsque tu laisses les autres t’influencer.

Personne ne t’influence, en réalité c’est toi qui change tout seul aux contact des autres.

Je ne suis pas sûr de cela. Quand quelqu’un me menace avec un couteau et me dit de lui donner mes chaussures, là il m’influence.

En réalité, c’est toi qui décides d’accepter de donner tes chaussures. Malgré le couteau, tu aurais toujous le choix de refuser ce que l’on te demande de faire. Cependant, tu juges qu’il est plus sage de donner tes chaussures pour ne pas te faire poignarder – ce qui est une décision sage – seulement, tu dois te souvenir que c’est une décision que TU as prise, et non pas la personne qui t’as menacé avec un couteau.

Comprend-tu que tu es libre et maître de toutes tes décisions maintenant ?

Oui je vois, cependant il est difficile de se défaire de l’influence de personnes qui nous sont chères. Je fais toujours attention à ce que pensent mes parents de mes actions par exemple.

Le principe est le même avec les personnes qui te sont chères qu’avec les personnes qui te menacent. Ce ne sont pas elles qui t’influencent et t’empêchent d’entreprendre telle ou telle action que tu aimerais entreprendre. C’est bien toi qui choisi de ne pas les offusquer, et c’est bien toi qui choisi de ne pas agir malgré ton envie d’agir. Laisse donc les personnes qui te sont chères, tout comme celles que tu n’aimes pas, laisse les donc être eux-mêmes.

Peut-être te dit tu : « ah, si mon père n’était pas comme ci, alors j’oserai faire ce dont j’ai envie ! » ou encore, « ah si ma femme pouvait être comme ça, je pourrais faire ceci ou cela ».

En réalité, aucun blocage ne vient d’eux, laisse les donc être comme ils sont. Tout blocage vient de toi, souviens toi que tu as toujours le choix, quoi qu’il advienne. Si tu n’es pas prêt à assumer les conséquences de tes actes, alors choisi de ne pas agir pour le moment, mais ne rejette jamais la faute sur les autres. Laisse les autres être ce qu’ils sont et fais donc ce dont tu as envie.

Changement de matin

décembre 16, 2007

« Ce n’est pas le rue que j’empreintais d’habitude. Mais cette fois-ci, sans vraiment savoir pourquoi, j’ai pris un chemin différent. Tous les matins je me rendais à mon travail par cette même rue, car c’était le chemin le plus court. A chaque fois, ça ne manquait pas, soit le bus était légèrement en avance, soit j’étais légèrement en retard. J’essayais toujours de marcher le plus vite possible. Inutile de préciser que je ratais assez souvent ce satané bus. Telle était ma routine journalière. Le train train était plutôt agréable. Monotone, mais pas déplaisant. Le fait de savoir à quoi s’attendre dans sa journée est toujours rassurant. Seulement, absorbé dans ma routine, je ne voyais plus le temps passer. Les mois filaient ! Le temps semblait tellement constant que je l’oubliait. Les journées se ressemblaient toutes et ne se différenciaient pas. Si bien qu’un beau jour, je me suis rendu compte que je travaillait déjà depuis trois ans à mon « nouveau boulot ». Ce jour là, j’ai décidé de prendre un chemin différent pour aller au travail. J’avais envie de changement. Je me suis préparé la veille, pour me lever un peu plus tôt. J’ai préparé les habits que je porterais le lendemain pour gagner du temps le matin. Je me suis levé un peu plus enthousiaste que les autres jours. En partant, j’avais décidé de me laisser porter par mon envie sur le moment pour savoir quel chemin j’emprunterais. Je pouvais faire un détour d’au moins 20 minutes, car je partais bien en avance. Je suis donc passé par le Parc Aux Chataignes. C’était un petit parc, avec un petit étang au milieu, où quelques nénuphars flottaient. Je me souviens que lorsque j’avais aménagé dans cette ville trois ans auparavant, j’avais remarqué ce parc, et je m’étais promis de revenir y faire un tour pour y lire au soleil de temps en temps. Et évidemment je n’ai jamais eu le courage d’aller lire tout seul dans un parc. Voilà. Ce matin là j’ai pris une direction différente. Ce matin là j’ai rencontré ma femme, dans le Parc Aux Chataignes. Je l’ai revue la semaine d’après, et notre histoire a commencé. Deux mois après cette rencontre, j’ai décidé de quitter mon travail monotone, poussé par le désir de vivre et de partager un plus de bonheur, de passion et d’humanité. C’est grâce à ce matin là que je suis maintenant un lecteur de contes, et que les gens peuvent entendre mes histoires dans le monde entier. Tout ne s’est pas fait en un jour, j’ai dû beaucoup évoluer et apprendre, mais c’est là que ça a commencé, ce matin où j’ai pris un chemin différent. »

Exercice : 15 mn sur un thème

décembre 13, 2007

Et en anglais s’il vous plait😉

Voilà, le thème d’aujourd’hui est : A man gets into a cab at the airport. 15 mn writing without editing.

C’est parti :
17:40
Right in front of the automatic doors, just by the sidewalk, a man was getting into a cab at the airport. He seemed to be in such a hurry that he nearly bumped his head on the frame of the door. However, he managed somehow to avoid this, and closed the door shut about a second after he opened it.

This man was the CEO of a new start up, which was only 6 months old, but which was already listed by the LA Times
among the « most useful service companies created the last decade ». Indeed, the service provided by Technicorps, this man’s company, was of a primary use for many US citizens.

Technicorps, despite the fact that it was a start up created by a bunch of friends no older than 30 years old, was a pretty serious matter these days of insecurity. Its main purpose was to provide its customers with an accurate localisation of anyone having a mobile phone, simply by knowing the mobile number.
Customers simply had to enter the number’s digits into the Technicorps home page, click on « locate », and watch the exact location of this mobile phone at that very moment. They could either have an indication of an address, or get the location on Google’s map directly.
Such a practice had become legal just a few days after the company launched, when the Congress adopted the National Security Against Terrorism Law, that stated that all electronics devices could be used to their fullest extent to locate any person. In other words, if the technology was there to locate you when you used your computer or your car or your mobile phone, this technology could be used without restriction. And of course, the technology was there.

17:55

Comment faire?

novembre 10, 2007

Par où commencer?

Voilà, je crée ce blog pour apprendre à écrire des nouvelles, des petites histoires courtes. Je me suis toujours bien vu être écrivain, parce que j’adore lire des livres.

Par contre, je suis encore loin d’être assez doué en écriture. D’où ce blog. Je veux  apprendre.

Ici, je vais donc mettre quelques histoires, mais aussi discuter sur les moyens pour s’améliorer et s’amuser en écrivant. Tous les commentaires sont les bienvenus, et si d’autres personnes veulent aussi contribuer en y ajoutant leurs propres histoires, ce sera avec plaisir!

 Cheers